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Musiques Actuelles

Pour une présentation contextualisée de la commission Musiques Actuelles et du travail engagé depuis plusieurs années, lire la page "contexte/historique".

<2011>

Une prochaine phase de concertation doit faire intervenir 3 comités techniques pilotés par les services culturels de la Ville (annonce faite lors du Lundi de la Culture du 28 juin 2010 au centre culturel Alban Minville). L’espace devra nécessairement être ouvert à la diversité des esthétiques et des acteurs.

Aux dernières nouvelles... au mois de janvier, la Ville de Toulouse a choisi Hervé Bordier pour être le nouveau Directeur du Festival Rio Loco mais il aura également en charge la conduite des projets de la Ville de Toulouse concernant les musiques actuelles et accompagnera à ce titre la réalisation d’un futur équipement culturel dédié à ces musiques. Hervé Bordier est l’un des fondateurs des Transmusicales de Rennes ; en 1996, il prend la direction de l’Aeronef, lieu phare des musiques actuelles à Lille. En 2001, il prend la coordination de la fête de la musique en France. (extrait de la lettre d’info "cultures" de la Ville de Toulouse).

Lancée en 2003 par un premier travail de diagnostic et de préconisations, la commission « Musac » a été à l’initiative de plusieurs rendez-vous avec différents acteurs du secteur musique et collectivités. Dans un contexte dominé par une absence de vision et donc de prise en compte institutionnelle des dynamiques de ce secteur foisonnant et durablement précaire, l’une des phases importantes a consisté à autoproduire une étude prospective en 2005, outil précieux émanant des acteurs culturels locaux et restitué dans le cadre de la CAGT (Communauté d’agglomération du Grand Toulouse, ex-CUGT).

L’analyse des projets a permis une évaluation croisée, en termes tant de dynamique propre que de participation à des enjeux d’intérêt général. Il s’agissait alors d’identifier les priorités, de trouver les interstices, les synergies, les mutualisations, les interactions, les parties communes et complémentaires pour jouer ensemble ou se renvoyer la balle…

Ces différents travaux ont pris une résonance particulière à la fin du mandat de l’équipe municipale sortante. Cette dernière, souhaitant rattraper son retard annonçait son intention de créer, une fois réélue, une grande scène des musiques actuelles au centre ville, en rénovant l’ancien théâtre des Nouveautés. Véritable serpent de mer (n’avait-on pas entendu René Bouscatel, premier adjoint à la Culture de Philippe Douste-Blazy revendiquer un nouveau lieu pour l’opérette ?...) cet équipement dédié à de la diffusion mais aussi à de l’accompagnement (intégrant studios d’enregistrement et de répétitions…) questionnait la mairie depuis plusieurs longues années : grosse ou moyenne jauge, centre ville ou périphérie, finalement : pour quel projet ?

Sans être dupe du calendrier politique et des échéances électorales ni oublier la volonté affirmée par le Couac et répétée tout au long du mandat de travailler dans la concertation avec l’ensemble des acteurs, le travail de fond porté par la commission « Musac », réalimenté par de nouvelles réunions entre acteurs au-delà des membres du collectif, finit par « payer ». Le Couac se voyait enfin officiellement invité, avec le réseau Avant-Mardi, à alimenter cette réflexion municipale. La position défendue était claire tant sur le fond que sur la forme : sachons "profiter" du retard pour construire un véritable projet autour des musiques actuelles et qui soit en mesure de conforter l’existant. La question de l’articulation entre un nouveau lieu d’envergure extra-locale et le paysage culturel dans lequel il s’inscrit doit être au cœur des préoccupations et donc au cœur du projet. Cela exige autant d’identifier les manques mais aussi les réponses en partie déjà apportées par nombre de structures insuffisamment soutenues. L’organisation formelle d’un tel dispositif devrait nécessairement se déployer sous une forme en réseau, satellitaire, chacune des parties étant nécessaire au bon fonctionnement de l’ensemble. Tout ceci supposait, pour se donner les moyens de bien faire, de définir une méthodologie de concertation.

Et puis les élections sont venues. La nouvelle équipe a souhaité prendre le temps de se faire une idée générale de l’étendue des chantiers. D’Assises en lundis de la culture, le sujet est revenu plusieurs fois sur la table. De nouveaux acteurs (privés, associatifs…) ont émergé. Une parenthèse qui sur le plan institutionnel n’en a pas fini de durer malgré (ou à cause de ?) la dernière étude commandée à Nicolas Meckel, remise à la Ville en juin 2010, rebattant une nouvelle fois les cartes et concourant, par sa méthode, à disperser la récente et fragile mobilisation des acteurs du secteur, pour dire à peu près la même chose : « ce dispositif se compose d’une organisation humaine dédiée et d’une infrastructure satellitaire de plusieurs lieux fortement identifiables, répartis sur la ville et ses quartiers. Ce dispositif vise à proposer aux Toulousains un ensemble de prestations complémentaires à celles déjà assurées par l’ensemble des acteurs culturels oeuvrant de longue date sur le champ de la diffusion des musiques actuelles, de la formation, du management et de la ressource professionnelle » (Musiques actuelles à Toulouse, un dispositif pour la ville, Mars 2010, doc complet téléchargeable sur www.viaculture-etudes.fr). Au final, pas de « Nouveautés » en centre ville mais un nouvel équipement à Borderouge, en terminus de métro, et la création de 3 locaux de répétition, associés aux centres culturels des Pradettes, Alban Minville et Chamois. Pour l’ensemble du secteur associatif, on peine toujours à sortir d’une logique au « coup par coup ».

Néanmoins, pour travailler sur les conditions de réalisation de ce projet de nouvelle salle, (et donc sur la préfiguration d’une réelle et très attendue politique « musiques actuelles » sur le territoire toulousain) une phase de concertation devait s’ouvrir dès la fin de l’année 2010...

Cette phase doit faire intervenir 3 comités techniques pilotés par les services culturels de la Ville (annonce faite lors du Lundi de la Culture du 28 juin 2010 au centre culturel Alban Minville). L’espace devra nécessairement être ouvert à la diversité des esthétiques et des acteurs. Après des dizaines d’années d’errance, la politique "musiques actuelles" toulousaine se donne encore deux ans pour trouver sa voie...

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