Accueil du site > Mots-clés


culture et quartiers populaires

En 2010, plusieurs acteurs du Couac ont initié une réflexion sur la place et le rôle des acteurs culturels dans les quartiers populaires en organisant différents temps d’échanges et de débats publics. Rapidement, ces échanges ont soulevé d’autres questions, tout aussi vives et imbriquées, que nous avons souhaité porter plus largement avec l’ensemble des acteurs de ces quartiers, en appelant à la préparation d’une série d’initiatives des quartiers populaires, à Toulouse, fin mars 2012.

Voir le blog dédié de la manifestation des 27 et 28 avril 2012

- Initiative Quartiers Populaires (épisode 1)
www.quartiers-populaires-toulouse.org

Revue de presse permanente sur Scoop.it "quartiers populaires" http://www.scoop.it/t/quartiers-pop...

Vous souhaitez être informé-e-s des prochaines rencontres organisées par le Couac ? Laissez-nous vos coordonnées via le formulaire de contact.

Les enjeux de territoire traversent l’ensemble des commissions de travail du Couac. D’où vient alors la volonté de s’emparer spécifiquement de cette question largement transversale qui associe culture et quartiers populaires ? Lancée à l’été 2010, cette nouvelle commission réunit des acteurs et des projets qui travaillent depuis plusieurs années sur ces questions, qu’il s’agisse de projets ancrés dans des quartiers populaires et animés par des équipes en lien avec les populations, ou de projets portés en dehors de ces quartiers et dont le propos est aussi de faire évoluer, d’enrichir le regard que nous portons sur une société pluriculturelle. Les quartiers populaires sont-ils des lieux ordinaires pour les acteurs culturels ? Comment prendre en compte dans les projets l’histoire et la réalité quotidienne de ces territoires, au-delà des stigmatisations éventuellement inconscientes, dans et hors des frontières physiques et mentales construites entre la ville et sa périphérie populaire ?

Développement de projets et recherche de nouveaux partenariats sur les quartiers, croisement avec de nouvelles disciplines, expérimentations artistiques, culturelles, et politiques, relations avec la Ville, ses interlocuteurs, stratégies collectives et divergences de méthodes, facteur temps et facteur génération, formation, sécurité, engagement et écoute… La poursuite de la collecte d’un matériau dense et riche qui sert de fil conducteur à ces premières réunions de commission (dont on voit bien que la dénomination n’assèche en rien la diversité des thématiques qu’elle entend explorer) est autant une mine qu’un défi à l’organisation d’un travail productif.

TEMPS DE RENCONTRES ET DE DEBAT PUBLICS
La commission s’est pourtant d’ores et déjà engagé dans un travail de réflexion avec l’organisation de rencontres publiques.
- La première a pris la forme d’une rencontre/débat le 24 novembre 2010 dans le cadre d’Origines Contrôlées, 9ème édition du festival porté par le Tactikollectif, sur la place et le rôle des acteurs culturels pour les quartiers populaires.
- La deuxième a permis d’approfondir la question et/ou de la réintroduire avec d’autres participants venus sur le site de l’Agit à Empalot, le 28 février 2011. Comment la culture participe à la lutte contre les ségrégations ?
- Une troisième, le 25 juin 2011 de 14h15 à 16h30, dans le cadre des 12èmes rencontres TOUCOULEURS organisées sur les jardins de la Faourette (métro Bagatelle) à Toulouse, a réuni une vingtaine de participants et Élizabeth Auclair, Maître de conférences en aménagement à l’Université de Cergy-Pontoise, au sein du département de géographie et histoire.

Ces trois rencontres ont permis de soulever un certain nombre de questions :
- Comment appréhender l’action culturelle suivant qu’elle émane de l’intérieur ou de l’extérieur des quartiers populaires et quelles représentations cela implique ?
- Pourquoi les manifestations occasionnelles doivent être l’expression des actions permanentes et moins « visibles » qui constituent le socle de l’activité des habitants et des associations ?
- Comment distinguer Art et Culture et ne pas raisonner en terme de « résultats » (effet vitrine) mais d’objectifs ?
- Comment mettre en évidence la nécessité de s’appuyer sur les acteurs du territoire et de ne pas arriver avec des projets « clés en main » ?
- Quelle nécessité de lier et croiser les différentes actions entreprises pour mettre en évidence des réelles dynamiques culturelles intra et inter quartiers ?
- Doit-on choisir ou distinguer culture patrimoniale et culture d’aujourd’hui, ou encore privilégier l’une ou l’autre ?
- Quelles solutions au problème de l’accessibilité aux formations et aux équipements culturels dans et en dehors des quartiers ? …

Quelques idées notées sur le tableau des propositions (expression libre) dans les jardins de la Faourette :
- Faire naître, encourager la curiosité des autres cultures dans l’éducation (spectacles en milieu scolaire, notamment d’auteurs étrangers et/ou francophones, projections/débats avec des professeurs des écoles motivés pour organiser ça...)
- Valoriser et associer les parents : par exemple en les invitant à présenter leur culture via un film, un repas, une musique...
- Organiser des actions ponctuelles/sauvages qui créent des moments d’échange, par exemple une projection d’un film qu’on aime bien dans notre cour d’immeuble et on invite les voisins ; un repas de quartier artistique où l’on propose aux uns et aux autres de faire une intervention artistique ; une intervention à la sortie de l’école.
- Aller rencontrer les habitants d’ici aujourd’hui, sur le site, ou en frappant chez eux et leur poser des questions comme "qu’est-ce qu’ils pensent du festival ?" "est-ce qu’ils pensent que leur voisin s’intéresse à leur culture ?"
- encourager les jumelages entre écoles de pays différents
- si les Mairies donnaient les moyens nécessaires pour les échanges, la culture pourrait mieux participer à la lutte contre les ségrégations dans les quartiers populaires.

Toutes ces questions ramènent à la nécessité d’une réappropriation des politiques publiques par les habitants et les acteurs associatifs. Elles appellent aussi les acteurs à retrouver l’initiative et à s’organiser dans l’objectif d’acquérir une réelle autonomie citoyenne. Il est donc toujours question de trouver à l’occasion de ces débats des modes d’organisation que nous pouvons mettre en place en commun.

Un travail d’étude est venu nourrir le travail de la commission depuis le mois de juin 2010. Emeline Villard, en stage au Couac pendant 4 mois a axé sa recherche sur « l’action culturelle dans les quartiers populaires de Toulouse. L’accessibilité des populations au prisme de l’offre artistique et culturelle. ». Un mémoire disponible à retrouver en « Couac’othèque ».

Depuis le mois de septembre 2011, la commission "Culture et Quartiers Populaires" a travaillé à ouvrir d’ouvrir plus largement les débats sur le traitement politique et médiatique des quartiers populaires et sur le rôle des citoyens et de la société civile pour transformer cette réalité. Un chantier qui s’est concrétisé par l’organisation d’une temps d’échanges et de rencontres sur 2 jours, les 27 et 28 avril 2012 à l’ancienne bibliothèque de la Reynerie : "Initiative Quartiers Populaires" (épisode 1).

Ce projet fait l’objet d’une présentation dans la partie "Actualité".

Pour vous tenir au courant des prochaines rencontres, cliquez sur l’onglet "ACTUALITE" ou contactez-nous.

- l’AGIT [www.agit-theatre.org] et [Programme d’Empalot s’Agite en ville ! mars 2012]
- Dell’Arte [www.dellarte.fr/]
- Frontal [frontalfrontal.org]
- KMK [kmkprod.free.fr/]
- Mix’Art Myrys [www.mixart-myrys.org]
- Music’Halle [www.music-halle.com]
- Tactikollectif [www.tactikollectif.org]
- ...

retrouvez ces structures dans l’espace Kéza’Couac > Membres actifs...