à une mobilisation nationale des professionnels le vendredi 22 février 2008 à 21h00 au moment de la cérémonie des César
Afin d’alerter à la fois les pouvoirs publics, les élus locaux, la presse, le public et l’ensemble de la profession du cinéma et de l’audiovisuel sur la nécessité de préserver les aides à l’action culturelle cinématographique et audiovisuelle tout en défendant les principes d’une politique volontariste pour le cinéma fondée sur l’exception culturelle et l’aménagement du territoire, nous appelons :
chaque cinéma
à suspendre symboliquement la séance de 21h00 (pour les cinémas qui ne jouent qu’une seule séance le soir, nous leur proposons d’avancer la séance vers 19h00 ; pour les autres cinémas, il est proposé de compenser la suppression de cette séance par la programmation d’une séance supplémentaire cette même semaine).
et/ou, à organiser des débats, intervenir en première partie de séances, diffuser une information le soir des César et les autres jours...
chaque responsable de structure liée à la diffusion et à l¹action culturelles
à suspendre toute réponse téléphonique et électronique la journée du 22 février 2008, en en indiquant la raison sur le message du répondeur et par retour automatique de courriel ;
à organiser des débats, intervenir en première partie de vos séances, colloques, séminaires, réunions pour informer vos partenaires et vos publics ;
à organiser des rassemblements publics dans leur ville, notamment le soir des César.
chaque artiste et technicien nominé et primé aux César
à se joindre publiquement à cet appel, et à demander que soit maintenue dans toute sa diversité et sur l’ensemble du territoire, une politique concertée et durable d’action culturelle cinématographique et audiovisuelle ;
à écrire un texte de quelques lignes pour relater une expérience d’action culturelle cinématographique, à paraître sur le site.
Nous qui créons, fabriquons, produisons, diffusons, accompagnons des films partout en France, qui amenons le cinéma dans les villages, les quartiers, les écoles, dans des salles et aussi dans la rue, dans les hôpitaux ou dans les prisons, qui organisons des festivals, des ateliers, des rencontres entre les professionnels et le grand public, nous qui soutenons un cinéma de qualité, d’indépendance et de création, dans le cadre d’une politique nationale concertée et durable fondée sur l’intérêt général, dans le cadre de la reconnaissance par l’OMC du principe de l¹exception culturelle et pour la diversité culturelle soutenue par l’UNESCO,
appelons solennellement l’État à réaffirmer la place du cinéma et de l’audiovisuel dans le champ de l¹art et de la culture.
blac.collectif@gmail.com \ http://www.blac-collectif.blogspot.com
Mobilisation du Collectif Jeune Cinéma
Dans le cadre de cette mobilisation, le CJC invite les divers acteurs, associations, structures, coopératives, festivals, artistes, liés au cinéma différent, de création et engagé, de la région parisienne à une rencontre-discussion aux locaux du CJC (Mains d’Oeuvres, atelier 12 1 rue Charles Garnier 93400 Saint-Ouen) le 22 février à 14h. Cette rencontre sera suivie d’une séance au cinéma la Clé à 20h (21 rue de la Clé 75005 Paris), dont la première partie prendra une forme particulière, en vue de cet appel à mobilisations.
Un nouveau cinéma indépendant menacé
L’association Vive le Cinéma à Muret, qui gère depuis 20 ans les deux salles du cinéma de proximité Jean Mermoz, est en train de lancer le projet d’un « Grand Mermoz », à proximité du centre ville de Muret. Ce projet s’appuie sur les résultats d’une étude de marché réalisée en 2007 révélant un besoin d’équipement de 4/5 salles. Non loin de là, un multiplexe Kinepolis de 11 salles à Muret (2 kms du Mermoz) et un autre de 10 salles à Roques sur Garonne (5 kms du Mermoz) sont sur le point de demander l’autorisation de s’installer, ce qui aurait un effet dévastateur sur le réseau existant (bien au-delà de Muret), sans garantie de rentabilité, et qui conduira à moyen terme à la disparition de toutes les salles de la zone concernée. Conséquence pour le Cinéma Mermoz : même subventionné, il disparaîtra car il n’aura plus accès aux films en sorties nationales, aux films porteurs et même d’auteurs !
Il faut donc convaincre la Municipalité de Muret de l’adhésion de l’ensemble des professionnels, des élus, de la population du muretain à ce projet « Grand Mermoz », auquel il ne manque plus que le terrain ! Ce projet n’a pas pour vocation de diminuer la part de marché des établissements existants, mais de participer au mieux à l’aménagement culturel et commercial de cette zone de chalandise pour la meilleure satisfaction de la population.
Pour rejoindre le comité de soutien : cine.mermoz@wanadoo.fr