2001 - 2007 : 6 ans. Un mandat municipal. Six ans, c’est aussi l’âge de l’association Couac.
Le 1er juin 2001 le premier et unique Conseil municipal décentralisé avait lieu dans le quartier des Izards. Nous y avions accueilli nos édiles par un comité de soutien - impertinent - à Philippe Douste Blazy en demandant et distribuant un tract :
« l’Application immédiate des propositions du candidat PDB ! »
Bien sûr, nos relations avec la mairie de Toulouse ont dans une certaine mesure évolué, bien sûr nos interlocuteurs ne sont plus forcément les mêmes, PDB a laissé son fauteuil de premier magistrat à Jean-Luc Moudenc, bien sur, la quatrième ville de France a enfin un "service des affaires culturelles" et dit par là même avoir une ambition forte en matière de culture…
Pourtant certaines propositions de la majorité municipale auraient mérité de voir le jour, pourtant certaines de nos questions demeurées sans réponses restent très actuelles…
« Application immédiate des propositions du candidat PDB ! »
Propositions du candidat Philippe Douste Blazy, pour les Municipales à Toulouse
La culture, c’est ma passion.
Ce que nous ferons, nous le ferons avec les artistes afin de répondre aux attentes du public.
Je m’attacherai tout particulièrement à aider la création, à aider la diffusion artistique et à rendre la Culture accessible à tous et dans tous les quartiers de Toulouse. Car les équipements les meilleurs, les techniques les plus modernes de diffusion ne sont rien sans les artistes ; En un mot, sans une rencontre avec le public.
(…) Il faut aider les artistes et les compagnies indépendantes. Je confirme que les subventions seront reconduites et aux termes des rencontres que j’aurai avec chacun, y compris ceux qui ne reçoivent rien, elles seront ajustées pour que l’ensemble du champ des activités artistiques soit couvert et développé ;
J’encouragerai les amateurs et les semi-professionnels sur lesquels s’appuient les nouvelles sources d’inspiration et de créativité.
Mon expérience comme Ministre de la Culture et comme élu local me conduit à prendre en compte cette aspiration croissante et à proposer aux toulousains un programme ambitieux qui réponde aux attentes du public et des artistes ;
Je serai le relais entre les artistes et les initiatives des habitants des quartiers pour soutenir une plus grande audace des rencontres culturelles décentralisées.
Cette proposition est le contraire du « quartiérisme », elle va dans le sens d’une appropriation de la vie culturelle par tous les toulousains. Elle pousse à faire de toute la ville un immense espace culturel où chacun pourra s’exprimer.
Nombre d’artistes pensent qu’il est un moment où l’artiste doit être seul devant sa toile, sa sculpture, son instrument de musique. Pour ceux là, je propose de passer une convention entre la ville et les organismes chargées de la construction ou de la réhabilitation des logements sociaux.
Cette convention préconisera que pour chaque immeuble collectif, un appartement/atelier soit réservé pour un artiste. Cet appartement par la qualité particulière de son isolement phonique et de sa lumière fera l’objet d’une concertation entre les futurs locataires et les architectes ;
Extraits de l’interview publiée le 7 février 2001 dans IntraMuros
Pour moi, il n’y a pas deux cultures, il n’y en a qu’une, et le mot culture ne prend pas un petit, mais un grand « C » ; La culture d’élite, je ne sais pas ce que c’est ! La culture, c’est l’art de transformer une journée de travail en une journée de vie ; la culture c’est la vie, c’est s’ouvrir aux autres. S’il n’y a qu’une seule culture, c’est la dictature.
La jeunesse a soif de culture.
Quelques questions :
Deux mois et demi après les élections municipales, le Couac n’a toujours pas de réponse à sa demande de réunion de travail avant l’été avec Philippe Douste Blazy. Contrairement à ce qu’il avait annoncé, monsieur le maire ne reçoit pas les compagnies, mais renvoie vers Marie Déqué (élue chargée des grands évènements). A quand ce rendez-vous avec PDB et ses collaborateurs ? Que fait Jean René Bouscatel et quel rythme de travail a adopté la Commission culture des élus municipaux ?
Si « l’instauration de la démocratie toulousaine doit être réalisée » comme le propose PDB, à quand la mise en place d’un Conseil de la culture composé des forces vives de cette ville : artistes, diffuseurs, associations de terrain, amateurs,… ? Et à quelles dates se tiendront les Assises de la vie culturelle toulousaine ?
Une délibération est présentée ce jour au Conseil Municipal concernant les artistes sans toit ». Il semble qu’il s’agisse du collectif Mix’Arts Myrys. Pourquoi ne pas appeler les « choses » par leur nom ? Cette délibération paraît juridiquement suspecte, et politiquement insuffisante.
Pensez–vous que ces espaces seront suffisants pour accueillir l’ensemble des demandes ? Quelles initiatives la municipalité compte prendre pour des lieux non pérennes ? Qu’en est-il d’un espace permanent nécessaire pour accueillir les chapiteaux sur l’agglomération toulousaine ?
Une autre proposition doit être votée concernant des appartements pour des artistes. Excellente initiative, mais quels vont être les critères de choix ? et combien d’artistes seront concernés ?
Nous sommes aujourd’hui aux portes de Borderouge, où doit être construit un Centre des Cultures Urbaines. PDB a déclaré avant les élections : « le projet n’est pas fait, celui qui sera élu maire de Toulouse le fera ». Comment les groupes et associations vont-ils être consultés pour construire un projet adapté aux nombreuses demandes ?
Le COUAC, Collectif Urgence d’Acteurs Culturels
à suivre...