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le 24/05/2006 par Couac

Autrement, autre part, comment : repenser la place de la culture et de l'art dans la Cité

Colloque au Sénat
lundi 6 février 2006 au Sénat (Palais du Luxembourg)


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Colloque Sénat 6/02/2006

Claude Renard (Institut des Villes), Anne-Christine Micheu (adjointe au DRAC de Midi-Pyrénées), Renaud Donnedieu de Vabres

Colloque organisé par l’Institut des Villes - Mission "Nouveaux territoires de l’art" en partenariat avec le Ministère de la Culture et de la Communication et le Ministère délégué à la Cohésion Sociale et à la Parité.

"La résistance, l’imaginaire et la rébellion sont au coeur des Nouveaux Territoires de l’Art, ils mettent en débat la société pour la transformer". (Toni Negri, cité par Yves Dauge est Sénateur-Maire de Chinon).






Table ronde 1
Quels partenariats pour accompagner de nouveaux territoires de l’art et de la culture ?
- Alain Lefebvre, chercheur : Art(s) et territoire(s)
- Marie Déqué, conseillère régionale, adjointe au maire de Toulouse chargée de la culture, déléguée au Grand Toulouse
- Danielle Buys, conseillère régionale, adjointe au maire de Tournefeuille chargée des affaires culturelles, déléguée au Grand Toulouse
- Anne-Christine Micheu, adjointe au DRAC Midi-Pyrénées
- Laurie Blazy, coordinatrice du Couac (collectif urgence d’acteurs culturels)

Table ronde 1 Quels partenariats pour accompagner de nouveaux territoires de l’art et de la culture ?

Claude Eveno a d’abord énoncé les problématiques générales des quatre tables rondes : art et politique, art et société, art et ville, art et développement. Puis, il a introduit le premier débat : "Il est assez naturel de commencer par des questions politiques puisque les Nouveaux Territoires de l’Art sont inscrits dans une nouvelle façon de penser la politique. Il est cependant nécessaire d’interroger un certain nombre de concepts liés à cette relation. On parle de démocratie culturelle ? Or, tout régime étant politique par essence, comment définir une démocratie culturelle ? De même, on parle de droit à la culture alors que la culture est consécutive de n’importe quel groupe humain. Existe-il une filiation entre la dimension politique subversive de certaines expériences artistiques menées dans les années 60 et 70 et les NTA ? Souvenons-nous de l’indifférence, voir du mépris des artistes vis-à-vis de l’institution et comparons la avec la situation aujourd’hui. Cette indifférence semble avoir cessé. Quelle relation les artistes innovateurs et parfois marginaux entretiennent-ils avec l’institution ?".

C’est en tant qu’universitaire et chercheur qu’Alain Lefebvre nous propose quelques repères pour mieux nous orienter dans cette forêt de questions.

Il avance des éléments de réflexion sur la notion de territoire et en dessine les contours. "C’est une notion encombrante et, en même temps, elle résiste sans cesse. Elle est employée pour exprimer des réalités multiples pour ne pas dire contradictoires. Le territoire a longtemps concerné les zones de confins, de marges et, en même temps, il est considéré comme quelque chose de précieux qu’il faut aménager, protéger. Aujourd’hui, il n’est plus aux confins de l’action publique, mais au centre des projets de développement. Il est au centre aussi de ce que l’on appelle la construction des identités.

Cette notion de territoire est aussi soumise à des critiques. Ne serait-elle pas obsolète à l’époque des réseaux ? Elle est critiquée aussi quand elle est synonyme d’enfermement et de replis. Pourtant le fait territorial continue de s’imposer et il le fait à partir d’une combinaison de quatre éléments. C’est d’abord un système de ressources localisées. C’est un processus d’appropriation. Il induit également des processus d’aménagement. Enfin et surtout, le territoire est un héritage construit, mémorisé et donc réinvesti dans de nouvelles actions ".

Alain Lefebvre insiste sur le rapport vécu au territoire, sur la territorialité des acteurs sociaux. "Les territoires de vie ne se confondent pas forcément dans les territoires perçus, les lieux faisant l’objet de nos principaux investissements mentaux ou affectifs. En fait les territoires qui nous habitent ne sont pas systématiquement les territoires où nous habitons. Les processus territoriaux ne sont pas seulement inscrits dans les manuels scolaires, ils sont aussi au coeur des schémas perceptifs des individus et des groupes".

Pour Alain Lefebvre, les politiques culturelles, qu’elles soient locales, régionales ou nationales, doivent intégrer cette multiterritorialité. "Les acteurs politiques ont des territoires privilégiés sur lesquels ils exercent leur activité et, en même temps, ils doivent prendre en compte les territorialités plurielles de leurs concitoyens. Cette approche en termes de multiterritorialité ouvre des perspectives stimulantes. Elle incite à mettre l’accent sur les personnes dans la complexité de leurs contextes sociaux et spatiaux. Il devient alors plus difficile de s’enfermer dans des oppositions simplistes du type tradition/modernité, terroir/monde, identité/ouverture. La diversité des situations sociales et spatiales en termes de schémas perceptifs permet de naviguer entre ces différents territoires.

Enfin, en termes d’aménagement du territoire, cette approche nous autorise à réfléchir autrement la notion d’équipement et les dispositifs d’action. Il est alors possible d’envisager les espaces culturels comme des espaces "publics", investis à la fois comme des lieux publics et des lieux privés. Nous sommes face à des situations intermédiaires, des espaces de sociabilité à géométrie variable, entre l’intimité, une volonté d’ouverture et une sociabilité plus ou moins organisée ou régulée".

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Colloque Sénat 6/02/2006

Alain Lefèbvre, Dany Buys, Marie Déqué, Laurie Blazy, Anne-Christine Micheu

Se pose alors la question délicate de la place de l’art et de l’artiste dans ces processus. "Comment ne pas noyer le poisson de l’art dans la grande piscine culturelle ?", s’interroge Alain Lefebvre. Il définit la culture comme un ensemble de valeurs communes à un groupe social : "Nous partageons une culture commune, par la langue, par des façons de vivre ensemble. L’art en revanche est un espace singulier qui permet à tout un chacun de porter un regard critique sur le monde. Cependant, cette distinction entre art et culture n’implique aucune subordination de l’un à l’autre. Nous savons, par ailleurs, que les conditions sociales d’accès à l’art ne sont pas toujours et partout réunies d’où la nécessité à tous les échelons territoriaux, d’une politique à la fois artistique et culturelle". Alain Lefebvre précise enfin que l’artiste ne doit pas être assigné à un territoire. "Si les médiateurs culturels sont plutôt du côté de territoires tangibles et délimités, en revanche, les artistes activent simultanément nos territoires intérieurs, nos territoires intimes et les territoires sans fin qui sont parcourus par leur imaginaire. Les artistes ne sauraient être les agents promotionnels d’un seul territoire", car ainsi instrumentalisés, ils perdent toute leur efficience. Le territoire où s’exerce la relation entre l’art et la politique est donc mouvant, multiple et complexe. Seules l’expérimentation et la mise à l’épreuve, dans des contextes à chaque fois spécifiques, permettent d’en délimiter les contours. Ainsi le COUAC (Collectif d’Urgence d’Acteurs Culturels) oeuvre sur le territoire élargi de l’agglomération toulousaine et intervient dans un champ artistique et culturel particulièrement vaste. Et pourtant, la démarche est cohérente.

Laurie Blazy est coordinatrice de cette association collégiale. Elle en explique la genèse : "Ce mouvement d’acteurs culturels s’est constitué autour d’actions et d’initiatives combatives". Puis l’évolution : "De rencontres irrégulières sur des temps de contestation nous avons évolué vers la structuration d’un outil". Le COUAC, tout en restant singulier, est devenu un acteur incontournable de la vie culturelle : "En 2001, un collectif d’acteurs s’est formalisé en association. Le fonctionnement est collégial, il n’y a pas de président, pas de bureau, mais une collégiale qui représente dans sa diversité les différents membres du collectif". Aujourd’hui le COUAC fédère 50 acteurs tous champs confondus. Quant à son territoire politique : "Il traverse trois communautés d’agglomérations dont le Grand Toulouse qui forcément est notre interlocuteur principal". "Parmi les membres historiques du COUAC, trois lieux-projets ont été identifiés par le rapport Lextrait1 comme des NTA, poursuit Laurie Blazy. Mix’art Myrys espace pluridisciplinaire et transversal, L’Usine à Tournefeuille, fabrique des arts de la rue et La Grainerie à Balma, fabrique des arts du cirque".

Tous les acteurs du collectif, "dans un souci de transparence" mettent en commun leurs expériences. "La transversalité nous permet d’avancer dans la circulation de l’information et dans la formation des acteurs". Ainsi chaque acteur est renforcé dans sa propre capacité à être force de proposition. "Il est alors en capacité de rencontrer la puissance publique. Il participe ainsi au renforcement de la crédibilité globale du projet".

C’est dans ces termes que se joue la rencontre avec le pouvoir politique. En face, Marie Déqué est conseillère régionale, déléguée au Grand Toulouse, et adjointe au maire de Toulouse, en charge de la culture. Elle parle d’une volonté politique culturelle qui, n’était pas acquise d’emblée qui s’est "construite lentement grâce à un vivier artistique extraordinaire auquel il fallait apporter des réponses cohérentes. L’agglomération du Grand Toulouse a intégré les trois NTA à son schéma directeur. Les acteurs culturels existaient, souvent ils n’étaient pas reconnus. Ils n’avaient pas de lieux. Et quand les artistes n’ont pas de lieux, ils en occupent". Et Marie Déqué prend pour exemple l’histoire de Mix’art Myrys. "Ce collectif s’est formé il y a 10 ans. Il regroupait alors 80 artistes de toutes disciplines confondues". À partir de 2000, la Ville de Toulouse d’abord puis la Région, l’Etat, le Conseil Général et bien sûr la communauté d’agglomération s’attaquent à ce dossier. "Nous avons oeuvré ensemble pour apporter une réponse cohérente à ces nouvelles formes d’art.

Nous avons relevé le défi que Mix’art Myrys nous ont proposé. Nous les avons relogés dans une friche au nord de la Ville. Nous leur avons proposé un espace de 4500 m2. Aujourd’hui, le site abrite une centaine d’artistes. Et je tiens à préciser que les élus sont face à une organisation sans faille. Mix’art Myrys propose des oeuvres de grande qualité et ce projet est porté par la volonté de travailler dans la proximité avec les populations. Ce qui permet de mieux diffuser les clés de compréhension artistique". Claude Eveno remarque que ces expériences, du fait de leur fonctionnement horizontal, transcendent de nombreux clivages et imposent d’autres modes de relation au pouvoir politique. Danielle Buys, conseillère régionale, déléguée au Grand Toulouse et adjointe à la culture de la ville de Tournefeuille, confirme que les NTA revivifient concrètement les questions de "participation citoyenne" et de "démocratie locale". Les NTA font évoluer les politiques culturelles publiques. "Il était de notre responsabilité politique de déterminer des objectifs communs pour répondre à cette nouvelle voie culturelle qui trouve sa place entre l’institutionnalisation et la culture marchandisée. Les clivages politiques n’ont pas empêché de trouver des solutions en faveur de l’intérêt collectif sans renier nos engagements respectifs. Quant aux NTA, ils conservent leur autonomie dans les choix artistiques ».

Nous avons saisi des opportunités et voulu faire en sorte que toutes les villes de l’agglomération trouvent leur identité, dans la complémentarité avec la ville centre. C’est une réponse politique. Or, on ne peut répondre aux multiples questions que nous posent les NTA que par le croisement d’objectifs. Il est de l’intérêt collectif de soutenir ces nouveaux types de rapport entre les habitants et la création artistique. Notre région a été la première a le prendre en compte et à créer une ligne budgétaire pour les NTA. Cette volonté existe également sur l’Agglomération toulousaine. Ainsi, la reconstruction de la Grainerie à Balma et de l’Usine à Tournefeuille vont être prises en compte par le Grand Toulouse. Beaucoup de communautés d’agglomérations se sont contentées de simples transferts de compétence de la commune vers l’intercommunalité. Ici, il y a eu une vraie réflexion sur l’aménagement du territoire des 25 communes dont la plus petite compte 3000 habitants et la plus grande 400 000 habitants. Comment trouver une complémentarité, une solidarité artistique dans ce contexte ? Il est pour cela indispensable de construire une véritable intercommunalité de sens. C’est ce que le schéma directeur culturel de l’agglomération doit permettre, et les NTA ont une place prépondérante dans cette démarche".

Claude Eveno pose alors la question du rôle des DRAC, des représentants de l’Etat en région vis-à-vis de ces NTA ? Sont-ils les garants de l’indépendance et de la singularité artistique ?

Pour Anne-Christine Micheu, adjointe au Drac Midi-Pyrénées, "Il est très difficile quand on est en Drac de poser la question de l’art sans la rattacher à la politique culturelle. Notre fonction est d’accompagner une politique culturelle, certes sur des domaines artistiques, mais en lien avec le territoire. Alors, en quoi ces expériences concernent-elles les missions de l’Etat qui, historiquement, est plus centré sur des disciplines, sur l’expertise artistique et sur ce que l’on a trop souvent appelé l’excellence ? Ces nouvelles expériences sont d’abord fondées sur des valeurs de liberté et de respect qui ne peuvent qu’interpeller l’ensemble des pouvoirs publics. Ces expériences interrogent les fondamentaux de l’action et de la politique culturelle, le rapport entre l’art et la population, la façon de construire ensemble un projet pour une ville, un territoire et une population. Il ne faut pas opposer ces démarches au travail d’aménagement du territoire qui est issu de la décentralisation culturelle. Les institutions culturelles ont aussi leur rôle à jouer. Certes, nous sommes face à une nouvelle façon de générer des actions culturelles qui prennent appui sur des logiques de populations. Mais elles sont complémentaires. Nous devons prendre l’ensemble de la chaîne, des institutions à ces nouvelles démarches qui, justement, questionnent les failles des institutions. De toute évidence, ces projets génèrent de nouveaux modes de coopération entre l’Etat et les collectivités territoriales.

A partir d’une volonté politique forte de la ville de Toulouse et de l’agglomération, un espace de discussion s’est instauré et nous avons pu définir une volonté commune. C’est sans doute plus facile avec des projets neufs. On n’a pas encore de grilles de lecture ni de politique préétablie. La maturité de l’association a également été déterminante par rapport à un certain nombre de concessions réciproques indispensables pour entrer dans un processus constructif.

De notre côté, nous avons dû adapter nos outils. Nous avons mis en place une logique d’ajustement de contractualisation sur la base d’un processus d’accompagnement. Habituellement, nous contractualisons en nous appuyant sur des objectifs concrets. Ici, la prise de risque est partagée".

Claude Eveno enchaîne justement sur la délicate question de l’évaluation : "Qui évalue ? Qui valide ? Sommes nous devant des mécanismes d’auto-évaluation ? Des formes d’autogestion de la valeur artistique ?".

"Avec ces lieux, le responsable politique ne se positionne pas sur l’évaluation artistique, répond Danielle Buys. Il y a une prise de risque partagée entre les collectifs et les politiques qui les soutiennent. Si on entre dans un processus d’évaluation institutionnel, on ne parle plus de NTA. Ces lieux abritent aussi bien des compagnies internationales que des petites associations. A partir du moment ou le projet artistique d’ensemble est fort et cohérent, ce n’est pas à moi de porter un jugement sur les compagnies qui sont à l’intérieur de ces espaces".

Alain Lefebvre insiste sur le fait que le contexte a changé. Pour répondre aux défis des NTA, le pouvoir politique doit adopter des positionnements plus souples. "Il préfère alors les stratégies d’accompagnement au "missionnement" qui implique des cahiers des charges restrictifs et limitatifs. A un moment donné, ces formes émergentes rencontrent l’institution. Elles répondent à son souci de favoriser la démocratisation de la culture et à sa volonté de réaménager des espaces de centralité. Ces questions ne sont pas forcément nouvelles, mais elles sont vives. Une expérience comme le COUAC est particulièrement intéressante, car elle intervient dans une interface largement indéterminée. Les conditions de réussite des projets sont liées à des paramètres très différents et pas toujours faciles à définir à l’avance".

Laurie Blazy précise que, pour le COUAC, la validation artistique ne s’exerce pas "sur des critères de reconnaissance déjà acquise, ni sur un cahier des charges, mais sur un projet commun porté par le collectif et dans le cadre d’un champ d’investigation que nous avons envie d’expérimenter ensemble". "La notion detransversalité est évidente, poursuit Laurie Blazy. Les projets naissent de la confrontation entre amateurs et professionnels, du frottement incessant de l’art avec le champ social. Certaines démarches se professionnalisent et rencontrent une reconnaissance institutionnelle, d’autres pas. Les choses ne se posent pas en ces termes. Les questions de l’expertise et du suivi des projets doivent se réinventer constamment en fonction de l’évolution des processus". Laurie Blazy insiste ensuite sur la place spécifique et unificatrice de l’Etat. "Nous avons des interlocuteurs dans toutes les collectivités. Ils sont d’autant plus nombreux que nos projets sont transversaux et ne concernent pas que la culture. Nous avons donc besoin d’un chef de file. L’Etat doit jouer ce rôle".

Anne-Christine Micheu, revendique le rôle de facilitateur de la concertation de l’Etat, mais il ne s’agit pas non plus de proposer la mise en place de nouvelles labellisation. "Nous sommes face à des fonctions multiples d’émergence, d’insertion, de pépinières, de formation, de transmission... Un collectif qui autogére son lieu est collégialement responsable de son projet artistique selon le même principe qu’un directeur de Scène National est libre de choisir les artistes qu’il porte et accompagne. Cela fait partie de la liberté des responsables de structures. Par contre, ces projets entrent dans le cadre de contractualisations, sur des objectifs, le tout en articulation avec des filières déjà identifiées. Ainsi, nous nous positionnons par rapport au rôle joué par L’Usine dans la structuration et le développement de la filière arts de la rue, dans l’agglomération et ailleurs. Même réponse pour la Grainerie par rapport au cirque. Par ailleurs, nous répondons aux fonctions de mutualisation, de pépinière, notamment en matière d’émergence et d’insertion. Mais la question de fond concerne l’enjeu l’économique et le développement professionnel de ces structures. Ces projets ne peuvent pas se développer sans professionnalisation. Mais nous ne devons pas non plus recréer une économie d’institution. Ils doivent garder une souplesse que ne possèdent pas les institutions".


Table ronde 2
Comment l’engagement culturel donne sens au "vivre ensemble" ?
- Morad Merzouki, directeur artistique de la compagnie Käfig.
- Annie Guillemot, Maire de Bron, conseillère régionale, vice-présidente de la Communauté urbaine de Lyon
- Patrice Beghain, Adjoint au Maire de Lyon chargé de la culture et du patrimoine, conseiller communautaire
- Véronique Fayet, Adjointe au maire de Bordeaux en charge de la politique de la ville, vice-présidente habitat-logement de la CUB

Table ronde 3
Quelle place pour les acteurs culturels dans les procédures d’aménagement et de développement social et urbain ?
- Florian Salazar-Martin, adjoint au maire de Martigues, chargé des affaires culturelles et président de la FNCC
- Philippe Foulquié, directeur de la Friche la Belle de Mai
- Patrick Bouchain, architecte
- Robert Guediguian, cinéaste, président de la Friche la Belle de Mai

Table ronde 4
La diversité culturelle et la création artistique comme facteurs d’attractivité territoriale. Quelle économie et quels modes d’organisation ?
- Serge Van der Hoeven, Maire du Vieux-Condé, conseiller général du Nord
- René Vandierendonck, Maire de Roubaix, Vice Président du Conseil Régional, Vice-président de Lille Métropole
- Virginie Foucault, directrice du Boulon à Vieux-Condé
- André Laignel, Maire d’Issoudun, député européen, président de la commission culture de l’association des Maires de France
- Valérie Letard, Sénatrice du Nord, présidente de la commission "aménagement du territoire et politique de la ville" de la région Nord-Pas-de-Calais.


CONTRIBUTIONS

- Intervention d’Yves Dauge. Yves Dauge est Sénateur-Maire de Chinon. Ouverture du colloque

- Intervention d’Edmond Hervé. Edmond Hervé est maire de Rennes, Président de Rennes Métropoles, Président de l’Institut des Villes.

- Discours de Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication.

- Intervention enregistrée de Jean-Paul Alduy. Jean-Paul Alduy est Sénateur-Maire de Perpignan et président de l’ANRU.

- Intervention de Pierre Bourguignon. Pierre Bourguignon est Député-maire de Sotteville-Lès-Rouen, Président de l’association des maires Ville et Banlieue de France.

- Anne Marie CHARVET. Intervention de clôture. Anne Marie Charvet est Déléguée interministérielle à la Ville.

- Intervention de Fabrice RAFFIN et Sonja KELLENBERGER à partir de l’étude “ Politiques culturelles et NTA à l’échelle européenne ”. Fabrice Raffin est sociologue, Directeur de recherches à S.E.A. Europe, spécialiste de l’analyse des pratiques artistiques et de la ville. Il mène depuis une quinzaine d’années des travaux sur la reconversion des friches industrielles et marchandes en espaces culturels. Il est co-auteur de l’ouvrage Les Fabriques : Lieux Imprévus, Edition de l’imprimeur, 2000. http://www.fabrice-raffin.com



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