Accueil du site > Couac’othèque > Dossiers / Archives > Avignon > Avignon 2008 > Compte rendu de la Rencontre "Ne laissons pas mourir l’action culturelle (...)




Enregistrer au format PDF
le 31/07/2008 par Couac

Compte rendu de la Rencontre "Ne laissons pas mourir l'action culturelle sous Sarkozy"


Rencontre proposée par les Éditions de l’Attribut et le Théâtre des Doms autour du Manifeste "Ne laissons pas mourir l’action culturelle sous Sarkozy"
En Avignon, le 18/07/08






Résumé

CONSTATS/CONTEXTE

- Situation politique globale : Resserrement des missions de l’État autour des fonctions régaliennes. Abandon des valeurs fondatrices de la République au profit d’une place/ pouvoir grandissant accordé au marché. Démantèlement du service public. Tout cela dans la plus grande cohérence et avec une brutalité assumée.

- Situation politique culturelle : Assèchement des ressources pour la culture : désengagement de l’État et mise en impuissance des collectivités par la décentralisation des responsabilités sans décentralisation des moyens. Régime de l’intermittence en danger. Mépris des acteurs, notamment de l’action culturelle. Et surtout, absence de politique et de pensée culturelle partiellement dissimulée par l’utilisation détournée de concepts tels « éducation artistique » ou « démocratisation culturelle ».

- Situation des acteurs culturels : Beaucoup sont dans des logiques de survie, tous, presque, en danger. Mobilisation éparse. Grande diversité des acteurs, des postures, des engagements. Un monde culturel « casté ». Pour autant, un mouvement totalement contraire continue de s’affirmer, portés par des équipes artistiques comme celles des NTA, mais également par des élus locaux, construisant de nouveaux rapports populations/ Art/ territoire.

DES NÉCESSITÉS POUR SORTIR DE LA CRISE :

- Réussir une large mobilisation, plurielle, en s’appuyant sur les différences des acteurs.

- Ouvrir un débat de fond sur les politiques culturelles.

- Reconstruire une modalité de l’action publique et réaffirmer le rôle régulateur de l’État contre la toute puissance du marché.

DES PISTES POUR INITIER LE DÉBAT ET ABOUTIR À DES AVANCÉES CONCRÈTES :

- Imaginer de nouvelles formes de coopération entre tissu associatif/ action culturelle et collectivités territoriales.
Un atout : proches du terrain, les collectivités se sont souvent affranchies des logiques de partis et peuvent s’avérer des relais pertinents pour faire remonter les enjeux du terrain.
Des difficultés : Les politiques des collectivités sont multiples, chaque acteur est isolé. Tentation d’instrumentalisation de la culture comme faire-valoir et créateur d’emploi.
Pour vaincre ces obstacles, il faut d ’abord travailler à être reconnu localement, tout en faisant résonner son action à une échelle nationale, notamment par l’inscription dans des réseaux forts.

- Continuer à réfléchir ensemble, en s’alimentant de nos différences, pour construire un espace commun de revendication, autour de concepts clairs, jamais coupés de l’action sur le terrain, donc non détournables. Mettre en lumière les enjeux politiques de l’action culturelle.

- Adopter une stratégie guerrière, rentrer en lutte de façon visible. Ne pas hésiter à saboter les mesures prises par le gouvernement.

Intervenants :
Jean-Claude Wallach, consultant en politiques publiques de l’art et de la culture, chargé de cours à l’Université Paris 1, intervenant pour le Centre national de la fonction publique territoriale et chroniqueur pour La Scène et le Jurisculture.

Marc Le Glatin, comédien, metteur en scène, dirige le Théâtre de Chelles (77) depuis 2000. Diplômé de sciences économiques et de l’Institut d’études politiques de Paris, il a la coresponsabilité, comme professeur associé à l’Institut d’études européennes de l’Université de Paris-8 Saint-Denis, d’un Master sur les politiques et la gestion de la culture en Europe.

Jean-Gabriel Carasso a été comédien, auteur et réalisateur de télévision, directeur de l’association nationale théâtre et éducation (ANRAT). Diplômé de l’Institut d’études politiques de Grenoble, directeur de l’OiZeau rare, association d’études et de recherches culturelles.

Chantal Lamarre, directrice de Culture Commune, membre d’ARTfactories/Autre(s)pARTs.

Phillipe Foulquié, directeur de la Friche La Belle de Mai (Marseille), membre d’ARTfactories/Autre(s)pARTs.

Médiateur :
Fred Ortuño, coordinateur du Couac

Au clavier :
Gwen Rio, attachée à l’information et à la communication du Couac

Objectif de la rencontre :
Ouvrir un débat de fond sur les politiques culturelles en préparation de la journée nationale de l’Action culturelle qui se déroulera à Toulouse le 28 novembre 2008. Cette journée aura pour but d’imaginer de nouvelles formes de coopérations entre tissu associatif/ action culturelle et collectivités territoriales. Revenir sur les premiers mois en Sarkozie (référence au débat des éditions de l’attribut l’année dernière en Avignon « quelle culture en Sarkozie ? »).
« Mouiller les élus »

La parole aux signataires du manifeste : pourquoi ont-ils signé ?

Quentin Dulieu (ARTfactories/Autres(s)pARTs)
La mobilisation autour de l’action culturelle est trop peu étendue. Il faut prendre position publiquement et collectivement. Se sent concerné car recoupe les problématiques de son réseau, nouveaux rapports art/populations/territoires.

Claude Bernhardt (Synavi)
Une réalité aussi paradoxale qu’inquiétante : un syndicat de compagnies qui se sent isolé, émietté et démobilisé.
Importance d’une mobilisation plurielle.
Apporter de l’air et du mouvement dans une situation gagnée par la peur et l’immobilisme.

Philippe Foulquié
S’appuie sur les propos d’un débat sur le mépris (proposé par radio grenouille à Marseille).
Le mépris est une pratique qui se développe : mépris de la démocratie, de certaines pratiques et disciplines artistiques... Historiquement, les NTA (Nouveaux Territoires de l’Art) sont habitués aux attitudes méprisantes, de la part des pouvoirs publiques mais aussi de certains acteurs culturels. Avec N. Sarkozy c’est un degré de plus dans la vulgarité.
« Sarkozy ne fait rien qui n’ait été préparé ». S’interroger sur la manière d’enrayer ce mouvement passe également par un questionnement sur les responsabilités du milieu et par ce monde très casté de la culture. Le monde de la culture est clivé, traversé par des engagements politiques divergents. Pour autant, les alliances sont nécessaires et possibles. D’où l’importance du mot « solidarité » dans le manifeste.

résumé des différentes interventions : le manifeste est vu comme une opportunité de mobilisation collective. Par delà les clivages, en s’appuyant sur les différences des uns et des autres, engager une réflexion et des actions collectives pour défendre l’action culturelle et lutter contre la politique du gouvernement.

Jean-Claude Wallach
Il y a actuellement un mouvement de détricotage des valeurs et principes fondateurs de la République qui va en s’amplifiant.
Ce qui se joue en Sarkozie, c’est une extraordinaire cohérence/brutalité dans l’action et un retournement/ détournement des concepts, particulièrement efficace dans le monde culturel.
Exemples :

- La suppression de la publicité à la télévision publique ou comment un thème porté par la gauche est détourné.

- La réhabilitation par Sarkozy de l’expression « démocratisation de la culture » avec, derrière, un sens différent de celui d’origine. Démocratiser la culture devient : donner/montrer/financer ce que la majorité désire/ ce qu’on lui fait désirer (politique de la demande).

- La déconstruction de l’idée de liberté : il ne faut plus que l’action collective ait une fonction de régulation dans la société sous peine d’entraver la liberté des citoyens. Exemple de concrétisation : la durée du travail se décide entreprise par entreprise. On voit bien que cette posture n’aboutit pas à une augmentation de la liberté du travailleur, au contraire.
« Nous sommes dans une époque de l’impudence parce que le pouvoir a le sentiment d’avoir gagné la bataille idéologique. »
Dans ce contexte, l’enjeu c’est de reconstruire du sens, de reprendre la bataille idéologique. Sans cette démarche, on ne peut gagner la bataille budgétaire (même si elle est urgente, elle nécessite ce préalable). Il faut reconstruire une autre modalité de l’action publique et réaffirmer son rôle de régulateur du pouvoir contre le néolibéralisme.

Marc Le Glatin
L’objectif global du gouvernement actuel est la déconstruction des politiques publiques. En effet, on assiste à un double mouvement : d’une part un désengagement de l’Etat, d’autre part, des collectivités territoriales privées des moyens supplémentaires indispensables à la prise en charge des missions délaissées par l’Etat. L’objectif est de recentrer l’action de l’Etat autour des fonctions régaliennes et de saper ses fonctions d’émancipation et d’amélioration de la société.
En parallèle de cette offensive globale, se développe un mouvement sociétal/ culturel totalement opposé qui regroupe des aventures comme celles des Nouveaux Territoires de l’Art et fait changer la relation des artistes aux populations. Porté par des désirs d’équipes artistiques mais également par l’intérêt (au bon sens du terme) de certains élus locaux, ce mouvement est porteur d’espoir et défend le bien commun.
Cette notion du bien commun se développe également dans le milieu des nouvelles technologies (internet...).
« Nous sommes dans une période de combat, de partage de territoire entre la démocratie et le marché. »
De plus en plus le pouvoir glisse vers le marché. Jusqu’à maintenant, le développement du capitalisme s’était majoritairement accompagné du développement de la démocratie, le premier ayant besoin de la paix sociale pour s’implanter. Désormais, et alors que le modèle s’essouffle, on assiste à un renversement de ce schéma puisque le capitalisme a de plus en plus besoin d’un pouvoir autoritaire pour perdurer (Voir les gouvernement de Berlusconi, Bush, Sarkozy, l’exemple de la Chine...) et donner plus de pouvoir au marché. En face du marché, pour défendre la démocratie, il n’y a plus que l’Etat, or, l’Etat marche aujourd’hui main dans la main avec le marché. Les seuls interlocuteurs possibles restent donc les collectivités territoriales, alors même qu’un projet global à l’échelle nationale fait défaut.
Néanmoins, les collectivités territoriales disposent de solides atouts : les élus locaux sont en contact régulier avec le territoire, ils se sont bien souvent émancipés du pouvoir national, voir de leur parti. Ils peuvent donc agir comme des maillons essentiels pour faire remonter les enjeux du terrain au niveau national. Cette relation peut donc également être perçue comme une opportunité.

Jean-Gabriel Carasso
Pour décrire la situation, l’expression « la culture en éclat » : prolifération et éclatement de l’offre culturelle qui a pour conséquence positive une certaine démocratisation de la culture, et comme conséquence négative un éclatement des politiques culturelles et de la pensée.
Autre constat : depuis des années, on assiste à un abandon progressif de l’humanisme.
Le monde de la culture est notamment victime de deux dérives qui l’instrumentalisent et laissent de côté sa raison d’être fondamentale : l’action culturelle sert de faire-valoir aux élus/ mécènes
la culture sert à faire de l’emploi.

L’enjeu : comment sortir de cette gangue de la pensée et trouver quelque chose qui rassemble ?
Qu’est-ce qui fait lien dans cette diversité ? Quelles actions mener ?

Deux pistes :

- La gouvernance locale : inventer de nouvelles formes de gouvernance locale comme les assises à Toulouse ou la première adjointe au maire est à la culture.

- Développer une réflexion en ce sens, mener un travail de conceptualisation et s’attacher à faire circuler les idées.

Intervention : Claude Renard
Attention à ne pas considérer le moment où la droite est au pouvoir comme une simple parenthèse au sortir de laquelle tout redeviendra rose. Pendant cette « parenthèse », certains acquis peuvent être définitivement perdus. D’où la nécessité d’être en lutte.
Dans cette opposition, les collectivités territoriales ont leur rôle politique à jouer : elles ne doivent pas se cacher derrière le manque d’argent pour rester passives.
« Il faut marcher séparément et frapper ensemble » (Lénine)
Les régions doivent être capables de frapper ensemble car elles sont presque toutes de gauche.
Le temps est à l’action, de toute urgence, et il faut exiger des collectivités territoriales qu’elles changent leur manière d’agir car elles en ont le pouvoir. « Il ne faut pas capituler devant le capitulisme. »
Il existe une mobilisation, même si elle est désespérée et éclatée. Ainsi, les NTA (Nouveaux Territoires de l’Art) sont des modes de résistance sur des territoires, des bulles d’air. A ce titre, ils sont d’ailleurs les premiers menacés, méprisés.

Marc Le Glatin
La situation actuelle est particulièrement préoccupante car l’offensive vient également de l’État et est assumée, cohérente. Les collectivités territoriales ne peuvent apporter de réponses quantitatives (argent) mais peuvent en apporter de qualitatives, c’est à dire en termes de construction de nouvelles politiques.

Fred Ortuño
Simple remarque pour faire écho à ce que disait Claude Renard : Anne Hidalgo (chargée de la culture au PS) posait récemment la question du devoir de penser avant d’agir. Est-ce qu’il est à ce point impossible de penser et d’agir en même temps ? Penser en agissant, agir en pensant.

Intervention : Evelyne Panatto
Le discours sur l’action culturelle semble avoir été adopté par tout le monde et faire l’objet d’un consensus. Pourtant rien n’est plus faux : il s’agit en fait d’un discours vague, vide, derrière lequel personne ne met la même chose. Il faut se méfier des mots qui sont détournés.
Pour contourner ce danger, plus de discours mais seulement de l’action.

Jean-Claude Wallach
A propos de ce détournement des mots, il faut se défaire des illusions que nous nous forgeons en « surfant » sur la dimension consensuelle de certains mots. On ne remettra du sens que si on reconnaît que l’on est dans le conflit. Car la démocratie c’est le conflit. La division fabrique du lien. Le désaccord va nous permettre de construire ensemble.
De plus, la démocratie est également un espace de solidarité et de redistribution. Le projet politique doit être porté collectivement même s’il peut être le « tricotage » des différences des acteurs qui le portent.
Dans ce projet politique, les collectivités territoriales ont un rôle clef à jouer :« Ce sont les collectivités territoriales qui remettront l’Etat en selle. » Car comme dans l’art, c’est par la périphérie que l’on remettra du sens au centre de notre projet de société.

Jean-Gabriel Carasso
Dans le domaine de l’éducation artistique, ce hold-up sur les concepts est particulièrement probant. Il a fallu des années de lutte pour faire émerger et adopter le thème de l’éducation artistique dans le discours public. Maintenant, cette expression largement employée semble faire l’objet d’un consensus alors qu’il n’en est rien. Ce qui était défendu à l’origine : des cours/ ateliers de pratique artistique avec des artistes. Ce qui s’est imposé maintenant n’a rien à voir puisqu’il s’agit de cours d’histoire de l’art !
On a assisté à un véritable hold-up intellectuel. C’est d’autant plus nuisible que le grand public a l’impression que cette question de l’éducation artistique est acquise puisqu’elle a été intégrée au discours officiel, du coup il devient d’autant plus difficile de mobiliser les énergies pour défendre le projet initial qui n’est en rien acquis.

Intervention : Carol Shuman (metteur en scène)
Face aux baisses de financements, que faire très concrètement ? Quelles actions efficaces ?
Le fond du problème c’est l’emploi des artistes. Sans eux, pas d’action culturelle.
Un tabou : l’emploi permanent des artistes. Pourtant cette question devrait être au coeur du débat. Ne peut-on essayer d’aller, avec les collectivités territoriales, vers l’emploi artistique permanent ?

Intervention :
Il faut une réponse politique à la situation actuelle mais, attention, cette réponse doit être audible et non récupérable.
Par exemple, il ne faudrait pas que l’État utilise notre nouveau rapport aux collectivités territoriales pour légitimer son retrait en disant « regardez, vous vous débrouillez très bien sans moi, ça fonctionne. »

Il faut se méfier, être attentifs, à la manière dont nous établissons nos rapports institutionnels.

Philippe Foulquié
Tout d’abord, il nous (acteurs de l’action culturelle) faut affirmer notre légitimité à exister auprès des collectivités territoriales. Nous avons une action de service public et, à ce titre, les collectivités territoriales doivent nous accompagner dans nos revendications auprès de l’État.
On n’évitera pas l’opposition création/ action culturelle. Il y a des artistes qui se sentent manipulés quand on leur propose de faire de l’action culturelle. Il s’agit donc aussi de changer la culture de la culture.

Intervention : une inspectrice de l’éducation nationale
Pour revenir sur le thème du hold-up des mots : cette pratique est observable dans l’éducation également. Ceci étant, on peut détourner ce hold-up, le saboter.

Claude Bernhardt (Synavi)
Quand le Synavi a quitté les entretiens de Valois, il a reçu des critiques de toutes parts et de toute nature, certains nous reprochant d’être partis trop tôt, d’autres trop tard. Pour autant, maintenant que nous sommes partis, nous n’avons jamais été autant écoutés. Ceci pour illustrer l’importance du conflit et de l’opposition.
Le Synavi et FO et la CGT s’opposent sur la question de l’éducation artistique, et des artistes intervenants. Pourtant, cette question pourrait être défendue collectivement comme un outil d’émancipation essentiel.
C’est un piège que de toujours se situer dans la réaction. Cela fatigue et peut conduire à faire n’importe quoi. L’enjeu de la journée du 28 c’est donc de dégager des pistes d’actions concrètes pour se redonner de l’air.

Intervention (artiste)
Il est important pour les artistes d’assumer quelque chose d’unique, une différence. Tout en partageant une éthique et une solidarité.

Jean-Claude Wallach
Les relations qu’entretiennent actuellement l’art, la culture et la société sont obsolètes : elles sont fondées sur des modèles datés de la Libération et de l’époque Malraux. Il faut donc reconstruire l’organisation des pouvoirs publics et leur capacité d’intervention dans le champs de l’art et de la culture.
Il ne faut pas se méprendre sur la décentralisation. actuellement, on assiste à une recentralisation du pouvoir puisque l’État, par les décisions qu’il ne prend pas (réforme fiscale), prive les collectivités territoriales des moyens nécessaires à leur action, reprenant une certaine forme de pouvoir sur elles. Ces dernières doivent se mettre en face de leurs responsabilités et arrêter de laisser faire.

Chantal Lamarre
Il y a un problème d’échelle : nous subissons la politique de l’État, par contre il y a des politiques de collectivités. Elles sont très nombreuses et diverses. Donc chacun se retrouve seul sur son territoire et l’action en est nécessairement fragmentée. Le rôle de l’État, en tant que dénominateur commun reste donc fondamental.
Que faire ? Développer, étoffer les réseaux nationaux.
Mais également se « blinder » au niveau local. Car pour réussir au niveau national il faut être solide localement. D’où l’importance de réseau locaux, l’importance de se fédérer sur la durée, en plus des temps de crise. Il s’agit ici de médiatiser la lutte, mettre en lumière les enjeux, être clairs sur les mots et les concepts utilisés pour être entendus. Ce qui doit être mis en place est une véritable stratégie guerrière.



  • Avignon 2012

  • Avignon 2006

  • Avignon 2007

  • Avignon 2008

  • Avignon 2009

  • Avignon 2013