ADHéRENTS du COUAC, collectif qui s’est fondé sur le manque d’investissement des politiques publiques dans ce domaine jusqu’à une période récente, nous sommes liés par le souci commun du service culturel public et échangeons régulièrement informations et médiations.
Notre commission s’est engagée dans une réflexion commune autour de l’ensemble des problématiques qui traversent notre secteur : création, diffusion, formation/insertion, pratique amateur, accompagnement, professionnalisation, promotion, technologies du son, de l’image et de l’éclairage, administration et législation du spectacle...
La diversité de nos structures et la complémentarité de nos actions et domaines de compétences est notre richesse. Sans avoir la prétention ou la volonté de représenter de façon exhaustive l’ensemble du secteur des Musiques Actuelles de l’agglomération toulousaine, nous sommes une force de proposition et nous pouvons répondre aux demandes pressantes des élus et responsables de la Ville de Toulouse, du Grand Projet de Ville, de la Communauté d’Agglomération du Grand Toulouse et de la Région Midi-Pyrénées. Nous voulons peser de façon déterminante sur les négociations en cours notamment dans le cadre de la décentralisation culturelle engagée par l’Etat et du contrat d’Agglomération.
Devant le manque crucial d’infrastructures dédiées aux musiques actuelles, il convient d’avoir une vision globale et cohérente de l’aménagement du territoire de l’agglomération toulousaine.
A ce titre, des études et une contribution écrite ont été réalisé (voir annexes)
Il nous semble indispensable de partir de l’existant, de sa diversité de propositions et de fonctionnements et de ses capacités de développement, des savoirs-faire des professionnels qui agissent dans le secteur des Musiques Actuelles. Pour sortir de la précarité, de la fragilité économique et du manque d’espace pour gérer nos entreprises, il y a urgence de tout d’abord consolider, conforter les lieux existants, d’accompagner leur développement de façon cohérente et équilibrée. Cela suppose de mettre en place des conventions dotées de moyens permettant de répondre aux contraintes de plus en plus fortes qui pèsent sur nos activités : droits sociaux, fiscalité, hygiène, décret bruit, sécurité, droit d’auteur, droits voisins, législation sur les équipements recevant du public, etc.
La vitalité de Toulouse en matière de création musicale est attestée depuis plusieurs années par la reconnaissance d’artistes qui ont bénéficié des outils et circuits de formation et de diffusion que nous représentons. Ce travail de repérage et d’accompagnement est fondamental.
Cela suppose que les politiques publiques pour les Musiques Actuelles qui seront mises en œuvre dans les différentes instances politiques soient réalisées en concertation avec les opérateurs déjà présents sur le territoire.
Notre commission va poursuivre ses travaux. Nous vous proposons la mise en place d’un groupe de travail régulier, réunissant les élus, les institutions, les techniciens et les acteurs de notre commission.