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le 25/02/2006 par Couac

Contribution du Couac au colloque de la FNEIJ/MA

Colloque de mai 2005
Toulouse les 19 et 20 mai 2005


« Un projet artistique, culturel et social : L’école dans la cité. » (intitulé de l’atelier 7)






Le colloque national de la Fneij/MA "enseigner les musiques actuelles" s’est tenu à TOulouse les 19 et 20 mai 2005.

Le Couac, par l’intermédiaire de sa coordinatrice Laurie Blazy intervenait dans l’atelier 7, reprenant les travaux de la commission Musiques Actuelles (voir la contribution du Couac)

OUTRE les débats en plénière, des ateliers ont permis d’aborder les thèmes suivants :
1)L’apprentissage musical : une idée qui a fait son chemin
2)Quelles pédagogies pour des musiques actuelles ?
3)Le projet pédagogique et son organisation
4)Formation : enseigner, accompagner, conseiller, encadrer : y aurait-il plusieurs métiers ?
5)Carrières d’artistes : quelles formations ?
6)Décentralisation et offres d’enseignement
7)Un projet artistique, culturel et social : l’école dans la cité

En raison du devoir de réserve quelques jours avant le referendum, les représentants de l’Etat n’ont pas pris la parole. La Fneij/MA a annoncé mettre en place un calendrier de travail avec la DMDTS au cours de l’été. Les actes du colloque sont publiés sur leur site.

Intitulé
UN PROJET ARTISTIQUE, CULTUREL et SOCIAL : L’école dans la Cité
Animé par Alex Dutilh, Directeur du Studio des Variétés, Président de la Commission Nationale des Musiques Actuelles (1998)
Synthèse par Pierre Olivier LAULANNE, Directeur de la FAMDT Contributions de :
Jean PERRIN, Directeur de la Culture de la Ville de Reims, Président du Conseil d’Orientation du CNV
Daniel BEAUSSIER, Président de la Fneijma, Directeur/Fondateur de l’EDIM, Musicien
Laurie BLAZY, Coordinatrice du COUAC (Collectif Urgence d’Acteurs Culturels de l’agglomération toulousaine)
Edgar GARCIA, Directeur Chroma, Zebrock au Bahut

La place des Musiques actuelles progresse dans les politiques publiques. Pour autant, les promoteurs de ces musiques continuent à interroger le sens à donner à cette reconnaissance récente et veulent anticiper ses effets sur leurs activités. Soucieuses de rester en phase avec la demande, les écoles de musiques actuelles, issues directement d’initiatives du terrain des pratiques où se côtoient très souvent artistes professionnels et musiciens amateurs, affirment leur volonté de continuer à servir le développement de la musique dans la cité. En musiques actuelles, le projet artistique et culturel de la structure d’enseignement ne peut être isolé d’un contexte riche et complexe où se croisent des générations et des populations d’origines sociales très diversifiées. Pour nourrir son projet, comment l’école de musiques actuelles s’insère-t-elle dans la vie de la Cité ? au plan culturel, social , économique ? Quelles compétences doit-elle développer en terme de partenariats, d’initiatives ? A quel échelon géographique ?


Le Couac est une association de type collégiale qui fédère une 50 aine d’acteurs culturels (personnes et structures) de l’agglomération toulousaine.
Lieu de réflexion et outil de proposition en matière de développement des politiques culturelles, le Couac travaille de façon transversale sur les problématiques communes aux acteurs au-delà de leur spécialité.
L’objet de l’association porte sur, La reconnaissance de la culture en tant que service d’utilité publique et sa dimension non marchande ; La proximité, l’accessibilité, la démocratie de la culture et de l’acte artistique ; Et aussi, l’ouverture de lieux, de création, de diffusion, de formation et d’échanges ; La redéfinition du rapport des institutions aux acteurs culturels et j’ai envie d’ajouter, la redéfinition du rapport des acteurs à l’institution.

Depuis plus de deux ans la commission Musiques Actuelles du Couac, composée du Bijou, Mix’Art Myrys, Music’Halle, les Musicophages, Samba Résille et le Tactikollectif s’est engagée dans une réflexion commune autour de l’ensemble des problématiques du secteur ; Création, diffusion, formation, pratique amateur,...
Nous n’avons pas la prétention pas plus que la volonté d’être exhaustif sur le territoire de l’agglomération, mais la diversité des structures membres et la complémentarité de leur action et domaine de compétence nous place comme interlocuteur auprès des collectivités.

Un contexte en devenir sur un joli paradoxe :
Devant le manque crucial d’infrastructures dédiées, il convient d’avoir une vision globale de l’aménagement du territoire, entre l’urgence de répondre aux porteurs de projets et la nécessité de travailler dans le temps pour une politique cohérente.
Puisque tout ou presque est à faire nous avons la possibilité de construire un paysage qui fasse sens. C’est pourquoi nous inscrivons notre travail en lien avec l’ensemble des collectivités et l’Etat, parties prenantes du développement culturel de la CAGT (contrat d’agglo et aujourd’hui schéma directeur)

Une première phase de travail avec Avant Mardi nous a permis de dresser un état des lieux révélant, encore, que les initiatives privées et associatives ont longtemps répondu seules à l’ensemble des problématiques des Musiques Actuelles du grand Toulouse.

Une deuxième phase, en cours, a pour objectif de valoriser les complémentarités entre les membres de la commission pour permettre le meilleur accès, la meilleure lisibilité pour la circulation et le croisement des publics. Et bien sur favoriser des actions communes entre acteurs. Il s’agit d’une étude prospective qui met en avant la réelle singularité des actions développées par chacun de ces projets et propose une grille de lecture commune, appréhendable par nos partenaires, une évaluation combinatoire d’un ensemble d’indicateurs plus généraux. Je ne vais pas ici entrer dans le détail de ce que chacun met en œuvre, ils me pardonneront, mais plutôt m’attacher aux « espaces du commun » qui lient ces différentes entités ; Mixité amateur-professionnel, fonction de creuset qui alimente la création génératrice de lien social, catalyseur de réflexions citoyennes.
Tous positionnent l’acte artistique au cœur du sociétal, générateur de curiosité, d’envie, d’échange, de solidarité, de réflexion, d’action, de transversalité.
Permettre d’affirmer les spécificités de chacune de ces entités revient par les enrichissements mutuels à participer, alors, de la responsabilité citoyenne. Tous placent l’enseignement musical au croisement d’autres formes artistiques et des réalités administratives, techniques ou de médiations culturelles.
Ce qui émerge c’est les principes de formation, d’apprentissage ou d’accompagnement qui sont liés à des principes d’autogestion et de formation des militants des diverses structures vers le montage d’événements, la régie son et lumière, la réflexion sur les politiques culturelles, le suivi administratif, etc,...

Nous parlions tout à l’heure de l’intérêt du conflit dans un sens positif, comme source de dynamique mais il y a aussi des bagarres remarquables que les porteurs de projets et les citoyens mènent.
Un exemple avec Mix’art Myrys. Ce NTA est en passe de gagner une première bagarre. Pendant 9 ans ce collectif pluridisciplinaire a occupé différents lieux à Toulouse, aujourd’hui les collectivités et l’Etat l’accompagnent pour son relogement.
Ce lieu-projet provoque la porosité, la mixité entre professionnels et amateurs, les croisements entre les formes et esthétiques artistiques. On y privilégie la mise en réseau de savoir et de compétences sur les principes d’auto gestion qui permet l’appréhension d’un processus de production-création-diffusion- dans son entièreté. La formation inhérente à la proposition globale est générée en prise directe avec le faire.

Un dernier exemple avec JOB. Cette fabrique de papier n’a pas une histoire ordinaire à Toulouse. Ces dernières années les ouvriers de JOB ont mené une lutte longue, difficile, exemplaire face aux lois du libéralisme.
Après de nombreux épisodes, l’ensemble du site va être exploité par un promoteur immobilier à l’exception du bâtiment emblématique de l’usine, « l’Amiral » Le devenir de ce bâtiment est un enjeu patrimonial, citoyen, culturel pour les « Après-Job » comme pour l’ensemble des habitants et des associations du quartier des 7 deniers.
Ils se sont organisés et défendent ensemble un projet, celui d’accueillir à l’Amiral l’école des musiques vivantes, Music’ Halle.
Et c’est donc ensemble qu’ils se heurtent à la volonté première de rationalisation de l’espace de la municipalité qui envisage d’additionner à l’Amiral, les équipements nécessaires au quartier (piscine, gymnase, locaux pour une MJC et une partie seulement des activités de l’école de musique)
Ce qui est tout à fait remarquable c’est qu’ils souhaitent préserver la mémoire des lieux en accueillant un projet bien vivant pour construire la ville de demain en quelque sorte.
Ce projet nous ré-interroge sur la démocratie culturelle comme enjeu du développement local, sur la place des habitants dans la co-production urbaine.

Quelle société urbaine voulons nous construire ?
Quelle participation des habitants au devenir de leur territoire ?
Comment réduire la fracture entre l’art et la cité ?



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Le Bijou

Salle de spectacle indépendante située en arrière boutique d’un bistro de quartier. Quérir de nouveaux artistes, débusquer les créations, encourager les rencontres, parcourir les festivals pour nous ramener les perles rares et auditionner les débutants sont les missions que s’est inventées Philippe Pagès, son directeur.


http://www.le-bijou.n (...)


Les Musicophages

Médiathèque associative, lieu dynamique d’expression et de diffusion des cultures alternatives, situé en plein coeur de Toulouse depuis Avril 1996.


http://www.musicophag (...)


Mix’Art Myrys

Mix’Art Myrys génère un espace de rencontres, d’échanges, de confrontations, accessible géographiquement et financièrement, entre artistes de toutes disciplines, professionnels ou non, précaires ou non, entre artistes et publics, entre publics.


http://www.mixart-myr (...)


Music’Halle

École des Musiques Vivantes de Toulouse, également lieu ressources en tant que Centre Info Jazz pour la Région Midi Pyrénées, antenne de l’IRMA.


http://www.music-hall (...)


Samba-Résille

Ecole associative de percussions brésiliennes. De l’enseignement musical de la batucada jusqu’à l’animation de rue, en passant par la conception et la fabrication de costumes, ou la mise en route de projets culturels.


http://www.samba-resi (...)


Tactikollectif

Le débat démocratique passe par une mobilisation et une ré-appropriation citoyenne des enjeux de la politique. Dans ce cadre l’enjeu de l’action culturelle est donc bien de donner du sens à la manière de se situer (dans) et d’orienter la société.


http://www.tactikolle (...)