Enregistrer au format PDF
annonce publiée le 31/08/2011
Empreintes numériques



Chair digitale/chant d’hybris

Culture du mix.
Toutes les formes artistiques d’aujourd’hui y ont recours.
Cette pratique trouve son expression ultime dans l’art numérique, art intrinsèquement hybride, quand la technologie numérique permet toutes les hybridations possibles à partir de sa constitution première, le code source.

L’ ibrida latine désignait le fruit du croisement entre la truie et le sanglier. L’hybris grec, elle signifiait violence ou union contre nature.
Rappelons nous ces êtres mélangés qui peuplaient les mythologies antiques : centaures, sirènes, minotaures, licornes, sphinx, …
Puis en 1960 le mot cyborg est inventé pour décrire l’humain amélioré par la machine. Ces créatures, nées de la fusion, du métissage entre l’organique, le mécanique et l’électronique se sont multipliées, ont muté et colonisé la littérature et l’imaginaire cyberpunk des années 80.
Aujourd’hui que les NBIC (nanotechnologies - biotechnologies - informatique - sciences cognitives) ont inondé notre monde, le cyborg n’est plus un être utopique. Nous pourrions même dire que nous sommes tous des cyborg, si l’on considère l’utilisation quotidienne que nous faisons des extensions artificielles telles que les moteurs de recherche, le téléphone portable, les réseaux sociaux, la réalité augmentée, la numérisation du monde et le stockage numérique de la mémoire, pour ne nommer que celles qui prolongent notre système nerveux...sans parler de prothèse, de greffe, de clonage et de nanorobot, dernier acte connu de l’hybridation.
Un vaste champ s’ouvre pour cet homme-augmenté dans son devenir cyborg, un horizon défini entre la séduction utopique des transhumanistes, porte voix des lobbys industriels qui promettent de faire de nous des êtres plus robustes, plus intelligents, plus beaux, voire immortels, et le cyborg critique, amorcé par Donna Haraway qui met le sujet dans un mouvement vers des aptitudes inédites, encore ignorées, dans une optique de libération (et non d’ aliénation) individuelle ou collective.

Pour la sixième édition des Empreintes numériques nous attendons des propositions venant de la famille des mutants, du lapin fluorescent de Kac, des cyborgs réels ou virtuels, des avatars hommes-machines et autres furies, des petits enfants nés de la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie . Sont également bienvenus ceux qui ont la puce à l’ oreille ou ailleurs, et toute autre œuvre issue de l’esthétique de l’hybridation.

Envoyez vos propositions de performances, spectacles, concerts, vidéos, installations, art en réseaux ...
Date limite de dépôt de dossier : 10 décembre 2011

Pour la constitution des dossiers vous devez impérativement retourner les éléments suivants :

- Fiche de renseignements (à télécharger)
- Présentation du projet avec une fiche technique
- Biographie de l’artiste
- Documentation vidéo sous format CD ou DVD
- Une image représentative du projet (JPEG en 300 dpi)
- Un texte résumé du projet pour la communication (10 à 15 lignes)

Les dossiers devront être envoyés par courrier au :

Centre Culturel Bellegarde
Empreintes numériques
17 rue Bellegarde
31000 Toulouse