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le 3/05/2004

lettre d'information bimestrielle du SYNAVI - numéro 1

ARTS VIVANTS
avril-mai 2004


Dernière minute : Le MEDEF, dans un communiqué officiel, demande pardon aux intermittents et à tous les artistes de l’art vivant. (c’est pas vrai, mais ça fait du bien.)






Edito Un an déjà… Le 13 avril 2003, quarante structures de création d’arts vivants, réunies à Orléans, lançaient un appel à toutes les autres à venir les rejoindre pour créer ensemble un syndicat national. Les 1er et 2 novembre à Lyon, lors de l’assemblée constituante du SYNAVI, nous étions 80. Aujourd’hui, nous voici 240. 240 structures adhérentes au SYNAVI, revendiquant leur statut de structures indépendantes de création, leur mission de service public, leur liberté de créateurs, la reconnaissance de leur travail artistique sur la durée, revendiquant des moyens adaptés à leurs fonctionnements, revendiquant leur spécificité, une place et une existence propre dans le champ de la création. 240 qui refusent les qualificatifs de « petites », « émergentes », « jeunes », appellations commodes qui ne reflètent en rien la plupart de nos réalités et nous renvoient à une non-existence, à une forme d’immaturité sympathique et brouillonne (« allez, on va vous aider pour ce coup-ci ! »), sauf à être hissées soudain par le vœu des princes au rang d’institution de l’art vivant … En six mois d’existence du SYNAVI, le message est passé. Nous sommes désormais un interlocuteur officiel des instances décideuses, politiques et institutionnelles. Lorsque la revue du SFA, "Plateaux", qualifie de « non-événement » la naissance du SYNAVI dans son numéro de décembre 2003, elle se trompe lourdement : nous avons rencontré la DMDTS, la SACD, nous prenons des rendez-vous avec toutes les DRAC dans nos régions, nous demandons les comptes de répartitions des financements publics dans tous les domaines du spectacle vivant, à travers l’u-FISC nous faisons partie du comité de suivi sur le protocole, nous sommes présents en régions et sur le plan national. Les champs de travail sont vastes et nombreux. Les membres du Conseil National travaillent d’arrache-pied, relayés en région par d’autres adhérents. Des chantiers sont en cours, sur l’économie solidaire par exemple, sur les financements publics, le lien avec l’éducation nationale. Sans parler de l’actualité qui galope… (les contrôles qui se multiplient, les festivals de cet été, les bouleversements en matière de politique culturelle entraînés par le « raz-de-marée » de la gauche aux élections régionales, les premiers rendus de la mission Latarjet…). Cela demande un investissement constant, au milieu des créations, des tournées, du fonctionnement de nos structures… Cela a été le mot d’ordre du début, il est aujourd’hui encore plus d’actualité : le SYNAVI sera ce que nous en ferons. Cela concerne chacun d’entre nous, chacun à la mesure de ses possibilités, de son temps, de ses moyens. Ne serait-ce que parler du SYNAVI, de ses actions, de ses objectifs, partout. Amener d’autres structures à nous rejoindre, d’autres énergies. Ne serait-ce que payer son adhésion pour 2004, (premier geste pour participer !), parce que le SYNAVI, pour fonctionner, ne dispose que de cette source de financement. Sans nos adhésions, il n’aura plus les moyens d’exister. Le SYNAVI a six mois. C’est un nouveau-né déjà costaud, bien préparé à la vie - et pas né de la dernière pluie, puisqu’il est le fruit de l’union de tous les regroupements régionaux. Il pèse 240 structures, c’est bien, puisque cela lui confère déjà une légitimité certaine, mais il doit grandir encore et beaucoup. Comme tout nouveau-né, il est fragile, et cette première année de fonctionnement sera décisive. Le SYNAVI a vu le jour en des époques troublées pour nos métiers. Il est né en pleine lutte, au moment où toutes nos pratiques, nos arts sont mis en péril. A nous d’en faire, ensemble, un outil de lutte, de résistance et d’existence.

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